Justin Morin
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(english version soon available)
Questionnant avec insistance la symbolique du fil, Justin Morin a développé un travail de broderie contemporaine, n’hésitant pas à recourir à des procédés industriels lorsque l’ouvrage manuel trouve ses limites. Première déclinaison de ses recherches, ses portraits brodés s’inscrivent dans une tradition picturale héritée de la peinture classique. Ici le fil est une encre merveilleuse qui s’infiltre de part et d’autre de la toile. Le plus souvent fuyants, les regards capturés de ces individus suggèrent une mélancolie, voire un malaise, proche de la désillusion amoureuse, thème largement exploré par l’artiste. Son installation en céramiqts est une interprétation acidulée d’un sentime nten déperdition, rongé par la négativité et les doutes.
Récemment, Justin a débuté une activité de commissaire d’exposition, en proposant avec le projet Galerie Justin Morin une sélection d’artistes aux univers éclectiques. En mettant en scène sa propre famille artistique, l’artiste explicite la diversité de ces références et replace la notion de lien au centre de son discours. En réponse au premier événement de cette galerie nomade dont le thème était Alone in the dark, il a présenté une pièce aussi gourmande que dérangeante. The sweet escape est une corde tressée de réglisses, une manière de s’enfuir, ou d’en finir.
Préoccupé par la dimension narrative de son travail, Justin Morin n’hésite pas à recourir à l’écriture pour certaines de ses pièces, comme ses Last Chance Letters, impostures sentimentales et grinçantes.
En tant qu’auteur, Il a notamment co-écrit le livre Pèlerinage sur soi, avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, publié chez Actes Sud. Il a collaboré aux ouvrages La Cambre Mode(s) 1986-2006 et Dysfashional et écrit régulièrement pour les magazines Code (Belgique), Mood (Italie) et Nico (Luxembourg).